Conduire plus de 2 heures par jour rendrait moins intelligent

Conduire plus de 2 heures par jour rendrait moins intelligent


Avec les personnes qui regardent la télévision plus de 3 heures par jour, celles qui conduisent plus de 2 heures quotidiennement auraient un QI moins élevé que la moyenne de la population.

Conduire ou réfléchir… il faut choisir! Passer plus de 2 heures par jour au volant réduirait en effet l’intelligence, indique une étude britannique relayée par le quotidien The Times.

Les chercheurs de l’université de Leicester s’intéressaient à la manière dont des pratiques régulières peuvent influencer chez l’adulte l’évolution du quotient intellectuel, le fameux QI. Et ce sont parmi les adultes qui conduisent régulièrement que les résultats se sont révélés les plus inquiétants.

Mêmes symptômes que chez les accros à la télé

« Nous savions que le fait de conduire régulièrement et longtemps, entre 2 et 3 heures par jour, était mauvais pour le cœur. Cette étude suggère que c’est aussi mauvais pour le cerveau, sans doute parce que l’esprit est moins sollicité pendant ce temps », a commenté Kishan Bakrania, épidémiologiste de l’université de Leicester.

Chez les grands rouleurs, le QI serait ainsi plus faible… et continuerait à chuter dans le temps, davantage que pour ceux qui ne roulent pas ou peu. Une évolution négative que l’étude relève aussi chez les personnes qui regardent la télévision plus de 3 heures par jour.

Pas de lien avec l’inactivité physique

Point commun entre le fait de conduire longtemps et d’abuser de la télévision, l’inactivité physique n’expliquerait pas complètement le déficit d’intelligence rencontré. Utiliser un ordinateur pour travailler ou jouer à un jeu vidéo seraient par exemple des activités qui améliorent les performances du cerveau.

« Quand vous regardez la télévision, votre cerveau est moins actif, alors que l’utilisation d’un ordinateur le stimule, explique l’épidémiologiste. La conduite provoque du stress et de la fatigue, ce qui expliquerait la dégradation des capacités cognitives. »